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Aide et maintien à domicile : la FEPEM revalorise les salaires minimums pour l’emploi à domicile en 2026

Face au vieillissement accéléré de la population et aux difficultés croissantes de recrutement dans le secteur des services à la personne, la Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM) a officialisé une nouvelle revalorisation des salaires minimums pour l’emploi à domicile. Ce 10ᵉ ajustement en cinq ans s’inscrit dans un effort soutenu pour maintenir l’attractivité des métiers de l’aide à domicile, indispensables au maintien à domicile des personnes dépendantes. Avec une hausse moyenne de 3 % des minimums conventionnels, supérieure à celle du SMIC, cette mesure vise à répondre aux enjeux démographiques majeurs qui caractérisent l’offre de soins et d’accompagnement à domicile.

Les nouveaux barèmes salariales s’appliqueront aux multiples niveaux de classification des salariés du particulier employeur, situant le salaire horaire brut entre 12,61 € et 18,07 €. Pour les assistants maternels, un minimum de 4,20 € brut de l’heure est désormais garanti, allant jusqu’à 4,37 € pour les profils certifiés. Cette évolution marque un engagement clair en faveur de la professionnalisation des acteurs, nécessaire face aux besoins estimés à près de 600 000 emplois à pourvoir d’ici 2035 dans ce secteur stratégique de l’emploi à domicile.

Revalorisation salariale dans le secteur de l’aide à domicile : un levier clé pour le maintien à domicile

La FEPEM et ses partenaires sociaux ont conclu début février 2026 deux avenants essentiels qui formalisent cette augmentation des salaires minimums. Cette démarche s’accompagne d’un appel à une valorisation des compétences, à travers notamment le maintien des majorations salariales liées aux certifications professionnelles, jusqu’à 5 % pour certains niveaux intermédiaires.

Le secteur de l’emploi à domicile, qui joue un rôle central dans l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap, fait face depuis plusieurs années à une pénurie de main-d’œuvre. Ce contexte rend indispensable une politique salariale dynamique capable d’attirer de nouveaux candidats et de fidéliser les professionnels expérimentés. L’augmentation des salaires minimums constitue donc une réponse pragmatique et nécessaire pour stabiliser ce maillon essentiel du maintien à domicile.

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Progression des grilles salariales et impacts sur les emplois à domicile

Les grilles de salaire fixées par les conventions collectives ont été réajustées pour mieux refléter les réalités économiques et les compétences requises. Pour les salariés employés par des particuliers, la fourchette horaire brute s’étend désormais de 12,61 € à 18,07 €, avec des salaires mensuels bruts estimés entre 2 194,14 € et 3 144,18 €, calculés sur une base de 174 heures mensuelles. Ce renforcement par la FEPEM dépasse la croissance du SMIC prévue à +1,18 % au 1er janvier 2026.

Les assistants maternels, eux, voient leur rémunération minimale portée à 4,20 € de l’heure, et à 4,37 € pour ceux titulaires d’une certification professionnelle. Cette hausse traduit un effort pour aligner les rémunérations sur celles observées dans les différents territoires et répondre aux besoins d’accueil toujours plus importants.

Niveaux de classification Salaire horaire brut (€) Salaire mensuel brut (€)*
Niveau I 12,61 2 194,14
Niveau VI 15,34 2 670,12
Niveau XII 18,07 3 144,18

*Basé sur 174 heures mensuelles

La professionnalisation comme pilier de la valorisation dans le secteur de l’emploi à domicile

Au-delà de la revalorisation salariale, la FEPEM engage une action globale destinée à renforcer la qualité de l’emploi et à promouvoir la formation professionnelle. Les dispositifs instaurés incluent :

  • Un Service national de prévention et de santé au travail lancé dès janvier 2025, visant à réduire les risques professionnels.
  • Un soutien accru au développement des compétences et à la formation continue.
  • Le renforcement des systèmes de protection sociale et des dispositifs de qualité de l’emploi.
  • La mise en œuvre dès 2026 de mesures renforcées contre les risques liés à l’activité professionnelle.

Ces initiatives sont fondamentales pour encourager la fidélisation et renforcer la reconnaissance des métiers dans un secteur qui demeure au cœur du dispositif de maintien à domicile. La revalorisation salariale et la professionnalisation s’inscrivent ainsi dans une stratégie commune pour stabiliser ce secteur dans un avenir où la demande en aide à domicile ne cesse de croître.

Enjeux démographiques et perspectives d’emploi à domicile à l’horizon 2035

Les projections démographiques indiquent que près de 600 000 emplois devront être créés dans l’aide à domicile d’ici 2035. Cette nécessité s’explique par une croissance inévitable des besoins liée au vieillissement et l’accroissement des pathologies liées à la perte d’autonomie. Dans ce contexte, la FEPEM souligne que la rémunération ne peut être le seul levier d’attractivité : la sécurisation des parcours professionnels, la reconnaissance des compétences et l’amélioration des conditions de travail sont tout aussi déterminantes.

Le renforcement du secteur de l’emploi direct, particulièrement dans les services à la personne, est capital pour assurer une réponse qualitative et durable aux besoins des familles qui souhaitent conserver leurs proches dans un cadre familial. Pour approfondir les enjeux liés à la qualité des soins à domicile, il est conseillé de consulter des analyses consacrées à l’essor des soins à domicile et aux dispositifs de financement des soins et accompagnements à domicile.

Mesures concrètes pour soutenir l’emploi à domicile et renforcer l’attractivité des métiers

Face à ces défis, plusieurs points essentiels méritent d’être soulignés :

  • Revalorisation salariale régulière pour suivre l’inflation et reconnaître la pénibilité des tâches.
  • Formation professionnelle renforcée pour améliorer les compétences et le statut des intervenants.
  • Amélioration des conditions de travail via la prévention des risques et des dispositifs adaptés.
  • Valorisation des parcours professionnels par une meilleure reconnaissance des certifications.

Ces mesures s’insèrent dans une dynamique visant à professionnaliser durablement ce secteur, en cohérence avec les attentes des acteurs et des bénéficiaires de l’aide à domicile. La FEPEM réaffirme ainsi son engagement pour un modèle d’emploi direct, non lucratif, garant de la qualité du maintien à domicile et de la cohésion sociale.

Quels salariés sont concernés par cette revalorisation salariale ?

La revalorisation concerne tous les salariés du particulier employeur travaillant dans le secteur de l’emploi à domicile, ainsi que les assistants maternels bénéficiant d’un minimum horaire réévalué.

Quand ces nouvelles grilles salariales entreront-elles en vigueur ?

Ces nouvelles grilles seront applicables après la publication de l’arrêté officiel, prévue dans les prochaines semaines à compter de début 2026. Les contrats en cours ne nécessitent aucune modification immédiate.

Comment cette hausse salariale se situe-t-elle par rapport au SMIC ?

La hausse moyenne de 3 % des salaires minima est supérieure à celle du SMIC, qui a augmenté de 1,18 % au 1er janvier 2026. Cela reflète une volonté de donner plus de poids à la rémunération dans ce secteur.

Quelles sont les autres mesures accompagnant cette revalorisation ?

La FEPEM met en œuvre des dispositifs de prévention et de santé au travail, développe la formation professionnelle et renforce la protection sociale pour améliorer globalement les conditions d’emploi.

Pourquoi la professionnalisation est-elle essentielle dans l’emploi à domicile ?

Elle permet de reconnaître les compétences des salariés, d’améliorer la qualité des services rendus, et d’assurer la sécurisation des parcours professionnels dans un contexte d’augmentation des besoins et de pénuries de personnel.

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